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L'intéret principal de mon blog est de vous faire partager ma passion pour le sport, le trail , mes courses, mes entrainements, mes objectifs.

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Ultra Occitane 6666+ 118 kms le 22 avril, le mal de la nuit...

Après la Ste Baume, puis le Ventoux, c’est au tour de l’occitane 6666 de déguster !!.Je parle bien entendu de la météo ! Mais là, c’est un ultra, avec une nuit complète dehors : Une gestion délicate mais Antoine Guillon et toute son organisation a pu mener à bien toutes les situations d’urgence durant la nuit. Le menu était pluie, vent et brouillard. Le grand froid nous a épargné, Ouf !!

 

C’est toujours très particulier les dernières heures avant le départ d’un ultra. Il ne faut rien négliger, rien oublier, se conditionner, se préparer mentalement. Les prévisions météo étaient catastrophiques, ce qui a eu pour conséquence d’être encore plus vigilent dans la préparation du sac de course et du sac de rechange ! On sait aussi que l’on va devoir affronter la nuit, une nuit totale à l’extérieur  sur les sentiers .Pas toujours facile de rester confiant sans qu’un petit doute s’installe sur son état de forme, son potentiel à tenir un effort aussi long.

Un départ à 21 heures ! Pas courant et chacun doit s’adapter. Je me retrouve sur le lieu de départ, frontale au front (la pezl ultra, un petit bijou) pour un périple initial de 118 kms et quelques 6000 de+.

 

Une animation de départ met chaque trailer dans l’ambiance de course puis c’est parti pour les 400 coureurs.

Je me sens bien, tout est bien callé, frontale, sac, ravito, bâtons, la goretex  autour de la taille. Je  décide de me mettre dans une allure d’endurance très  régulière. Je me retrouve sur le devant en solo avec trois coureurs qui sont eux en relais. La première portion de 20 kms avec 900+ nous emmène à Faugère. Je passe en 1h47 au pointage électronique, très bien en jambes ! Coté alimentation je ne change pas mes habitudes avec quelques gorgées régulières puis gel et pâte d’amande en alternance. Le parcours est très roulant jusque là, avec une multitude de petites bosses qui nous enchaîne dans un rythme  à l’identique.

 

A trois heures de course tout va encore pour le mieux mais le sommeil commence à taper à la porte ! il insiste le bougre et je commence à me focaliser sur ce parasite ! Une gorgée de mon gel qui passe mal ! Bizarre et je me dis que c’est la nuit, que mon corps en éprouve moins le besoin ! Le mal prend vite sa place, il me réduit l’allure et je sens ma légèreté gestuelle jusque là bien présente s’alourdir ! J’essai de faire une analyse rapide de la situation : Pas de problèmes de vue cette fois avec mes lunettes adaptées et une frontale  puissante qui me permet d’adapter l’éclairage en fonction du profil. Mais je dois reconnaître que ce manque de repère la nuit me perturbe, juste ce faisceau lumineux sur lequel je dois me concentrer constamment !! Il pleut avec un peu de vent mais rien de dramatique, j’enfile ma veste Goretex..

Cette envie de m’allonger pour dormir se fait ressentir de plus en plus et j’ai du mal à m’alimenter. En passager voiture, vous arrive t’il de faire l’erreur de lire  ou de regarder  fixement  un point dans un col  plein de virages ?.Un état nauséeux apparaît : Et bien voilà mon vécu à partir de 4 heures de course ! Je prends un Dompéridone et un Spasfon mais rien n’y fait, suis-je victime du mal de la nuit !! Je regarde ma montre, 33 kms et je languis d’arriver à Lamalou au 43ème pour stopper, car ma course est dans ma tête bien entamée. Des coureurs commencent à me doubler, Sylvain Couchaux, le futur vainqueur, prend de mes nouvelles et je lui souhaite une belle course.

Dans la descente sur Lamalou un semblant de mieux se fait ressentir, le mal de cœur se dissipe un peu ! Au ravito je passe donc en 4h50 à Lamalou, 6ème. Je m’arrête 5 minutes !

 

Pour éviter le moindre regret je décide de continuer jusqu’au prochain ravito de Collobrières au 58ème kil. Mais mon état de forme ne s’améliore pas et le plaisir de courir n’est plus là, je subis totalement et ma décision de stopper définitivement la course est prise. Le brouillard sur le haut n’arrange pas mais cette situation a  au moins l’avantage de bien me réveiller ! Ma trace GPS Garmin est très rassurante dans ces moments là !

La descente sur Collombière est très longue et technique. L’arrivée sous des trombes d’eau  au ravito à 4 heures du mat en 7 heures de course  met un terme à ma course après 58 kilomètres. Je suis  déçu mais pas d’autres issues m’étaient proposées ! Je vais devoir aujourd’hui chercher les raisons exactes de cet état de mal être qui m’a déjà à plusieurs reprises affaibli durant des courses de nuit ??!!

 

Bravo à tous les finisher qui ont du affronter toutes les difficultés d’un ultra avec en prime un parcours final de repli décidé en urgence.

 

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H
<br /> <br /> Oui pas facile de comprendre.Le sommeil peut paraître logique, les nausées un peu moins!Peu être en partie aussi la monotonie comme tu le dis si bien Vincent.En 2009 à l'utmb ma réussite est<br /> peu être aussi du à la compagnie de quelques coureurs dont Vincent durant la nuit.L'angoisse de la nuit serait-elle  coupable!Avant l'UTMB 2011 je vais me caler deux entrainements de nuit du<br /> style 21h 2h pour voir un peu si ces soucis se reproduisent.<br /> <br /> <br /> Le message que j'ai reçu d'un kikou que je remercie(akunamatata) est peu être aussi une piste pour éviter les nausées,le voiçi "pour le mal de nuit, essaye de voir si ta lampe frontale<br /> éclaire à une fréquence qui ne te convient pas (effet stroboscopique), au besoin ajoute une autre lampe (d'une autre marque) en simultané<br /> <br /> <br /> A suivre!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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Y
<br /> <br /> Bizarre ces soucis nocturnes ... pourtant tu as déjà réussi et même très bien sur l'UTMB et le GRR ... bon, tu vas rebondir et je suis sûr que tu réussiras tes prochains objectifs !<br /> <br /> <br /> à bientôt<br /> <br /> <br /> yznn <br /> <br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> Salut Herve,<br /> <br /> <br /> Pour les battants comme toi, rennoncer n'est jamais une chose facile mais c'est une preuve de sagesse. Tu sais, moi non plus je ne suis pas fan des courses de nuit.<br /> Le plaisir des yeux n'est plus la. Reste la solitude de l'effort et la tristesse de la nuit. Ce ne sont pas les etoiles ou la lune, bien trop loin, qui me consolent. La nuit, tous les chats sont<br /> gris, tous les stylos sont pris et nous on devrait etre au lit.<br /> <br /> <br /> Bonne recup rapide et au plaisir de te retrouver au detour d'un sentier, en forme!<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> C'est toujours délicat de prendre la décision d'abandonner, surtout quand comme toi on a joué aux avant post!<br /> Tu as sûrement pris la bonne décision qui te permettra de te remettre dans le bain plus rapidement pour tes prochaines épreuves!<br /> A toi maintenant de comprendre ce qu'il s'est vraiment passé!<br /> <br /> <br /> Bonne récup et on veut te revoir très vite sur un podium!<br /> <br /> <br /> <br />
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